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repères biographiques |
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1907 |
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Paul Gadenne est né à Armentières, dans le département du Nord, en 1907.
Il est issu d'une famille catholique, relativement aisée au départ, puisque son père était fondé
de pouvoir auprès des Filatures Dansette.
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1914 |
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Paul n'a que 7 ans lorsque la guerre éclate. La famille Gadenne est alors contraint à la fuite,
comme elle le sera lors de la deuxième guerre mondiale. Ce thème de l'exil prendra d'ailleurs une
certaine importance dans l'oeuvre de l'auteur.
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1918 |
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La famille Gadenne s'installe à Paris dans le 15ème arrondissement, villa Violet. Paul est alors
inscrit au Collège Saint-Jean de Passy [voir sur ce point la communication de Jacques Houssain,
dans le Carnet PG, n°11]. |
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1924 |
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Après le collège de Passy, Gadenne poursuit ses études à Lous-le-Grand, pour sa classe de philosophie
puis la khâgne. C'est à cette époque qu'il rencontrera Brasillach ainsi que d'autres camarades de
promotion : "Je revois cette classe d'Hypokhâgne, avec ses gradins, ses tables aux bords usés,
sa petite porte basse [...] Nous étions là près de soixante-dix élèves, parmi lesquels
Thierry Maulnier, Robert Brasillach, Maurice Bardèche [...] Roger Lefèvre." [P.G., Sud Ouest,
3 février 1942].
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1928 |
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Après avoir échoué au concours de l'Ecole Normale Supérieure, Paul Gadenne prépare une licence à
la Sorbonne, puis un diplôme d'étude supérieure. Ce dernier a pour titre : "La Construction et
le rythme de la phrase chez Marcel Proust" sous la direction de M. Strowski qui y avait lu : "une
vivante introduction à l'art d'écrire moderne."
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1931 |
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Paul Gadenne part au service militaire à Remiremont dans les Vosges, puis au ministère de la
guerre, où il croisera Michel Foucault. Il rencontre aussi Claire, première histoire d'amour,
qu'il transposera dans le récit Le Jour que voici.
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1933 |
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Gadenne est nommé professeur à l'annexe situé à Elbeuf du lycée Pierre Corneille de Rouen. C'est alors
qu'une grippe dégénère en tuberculose pulmonaire. Il consulte des médecins qui lui conseillent de
partir dans les alpes suivre une cure.
Il se rend donc en Haute-Savoie, non loin de Sallanches, sur la commune de Passy dans le sanatorium
de "Praz-Coutant". C'est pour lui une expérience décisive, quelques années plus tard, il résume
ainsi ce séjour : |
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1935 |
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Lors d'un voyage à Paris, Gadenne va rencontrer Simone C. avec laquelle il va avoir une liaison
mouvementée qui le marquera durablement. Pour s'en convaincre on pourra se reporter aux carnets
1937 - 1940 qui ont été publiés aux éditions Séquences sous le titre La Rupture.
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1937 |
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Au cours de l'année 1937, la tuberculose évolue et attaque les reins. Gadenne doit subir l'ablation
d'un rein et retourne à Praz-Coutant en convalescence. Ce second séjour sera émaillé de violentes
disputes avec Simone et sera comme un caricature du premier. C'est le point de départ d'un thème
souvent repris chez Gadenne, celui de la répétition impossible.
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1940 |
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La guerre pousse la famille Gadenne à un nouvel exil, cette fois-ci dans le sud de la France,
à Bayonne. Paul va y rejoindre ses parents et sera alors abrité chez Germaine Rue, la logeuse
de ses parents. Outré du comportement de son hôtesse, mais aussi fasciné par le personnage il
prend des notes dans ses carnets qui donneront naissance près de quinze plus tard au personnage
de Fernande Chotard dans Les Hauts-Quartiers.
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1941 |
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Cette longue période correspond à une vie souvent misérable à Bayonne
dans divers logements. C'est durant ces années que Gadenne écrira tour à tour Le Vent noir
en 1947, puis en 1948 La Rue profonde et en 1949 L'Avenue. Pendant ce temps,
la maladie le fait souffrir, mais il continue à travailler.
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1951
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C'est à Cambo-les-Bains (le Barcos de L'Invitation chez les Stirl) que Gadenne va finir
sa vie. Deux oeuvres très nouvelles correspondent à cette période. Dans L'Invitation, Gadenne
fait le pari d'écrire un livre en creux sur la solitude et l'absence de contact avec l'autre.
Formellement éloigné de ce roman sec et bref, Les Hauts-Quartiers traite pourtant du même
thème, mais tente au contraire de travailler une langue bavarde et envahissante.
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